« À la suite de la décision de justice du 17 juillet, et des engagements pris alors par le Premier Ministre, l’État a engagé des procédures administratives qui permettent de relancer le projet, jusque-là suspendu, de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Il n’a, à ce stade, ni engagé les travaux, ni fixé le calendrier de leur réalisation.

J’ai appelé de mes vœux ces décisions, et je les soutiens donc pleinement. Elles étaient annoncées et prévisibles. Elles ne peuvent donc ni surprendre ni étonner les acteurs et les observateurs sérieux de ce débat.

Que les opposants locaux protestent et fassent valoir leurs arguments est logique. Je respecte leurs convictions, comme il leur faut respecter celles des partisans du projet.

Que les dirigeants nationaux d’EELV cherchent à instrumentaliser le dossier de Notre-Dame-des-Landes n’est pas nouveau. Ils le font cette fois-ci pour se refaire à bon compte une santé politique.

Que Ségolène Royal nous propose en alternative des trains vers Roissy est plus surprenant. Ne serait-ce qu’en raison de la saturation des infrastructures ferroviaires  entre Nantes et Angers qui empêcherait la programmation de ces « navettes ». Mais aussi parce l’idée d’un passage obligé par Paris est contraire à toute logique d’aménagement des territoires équilibré. Renvoyer les habitants de l’Ouest vers un hub parisien traduit un mépris profond de nos régions, et une méconnaissance complète du dossier.

Les habitants des Pays de la Loire sont fatigués d’être les otages des joutes politiques nationales. Ils aspirent à un dialogue serein et au retour de l’État de droit. Ils aspirent simplement à la prise en compte de l’intérêt général pour leur territoire.

Ce dossier ne doit pas être placé au cœur des élections régionales. Les engagements de la Région des Pays de la Loire pour sa construction ne représentent que 0,5% de nos investissements pour les 6 ans à venir. Tout ramener à « NDDL », c’est priver les citoyens du débat auquel ils ont droit sur l’avenir de leur région, et sur l’orientation de ses politiques publiques.

Ici, socialistes et écologistes ont toujours assumé à la fois leur désaccord sur l’aéroport, et leur volonté de se retrouver au second tour sur un projet global, avec leurs partenaires communistes, pour les Pays de la Loire.

Cette démarche n’est aujourd’hui remise en cause par personne. Le dialogue se poursuit, certes sur cette question, mais aussi sur tous les autres. Dans la sérénité et dans le respect des convictions de chacune et chacun, les miennes ne changeront pas. »

Communiqué de Presse (PDF)