J’ai signé mercredi dans Ouest-France une tribune consacrée au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ensemble, avec Nathalie Apperé, Députée d’Ile et Vilaine; Frédéric Béatse, Maire d’Angers; et Johanna Rolland, 1ère adjointe à Nantes, nous avons voulu rappeler que ce transfert était indispensable pour assurer la connexion de l’ouest avec l’Europe et le monde, assurer l’attractivité de nos territoires et leur capacité à gagner dans la mondialisation, et faire face à la croissance rapide du trafic aérien lié aux besoins d’échange et de mobilité de plus en plus forts chez les citoyens de l’ouest.

C’est cette conviction qui fonde notre soutien au transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Ceux qui ne croient ni au développement des mobilités internationales ni à la croissance du trafic aérien ont raison d’être contre ce projet. S’affrontent ici deux visions qui impliquent des choix à assumer. En effet, les choix ne peuvent en permanence être reportés sauf à compromettre gravement l’avenir de nos régions. La responsabilité des élus est de prendre leurs responsabilités au nom de la vision de l’avenir qu’ils ont défendue devant les électeurs.

Dans leur réponse publiée ce jour dans Ouest France nos ami(e)s écologistes se gardent bien de rentrer dans le débat que nous avons ouvert. En refusant d’aborder le débat sur la place de l’ouest dans l’Europe et dans le monde et sur le développement des mobilités internationales, ils s’enferment dans une approche technique et appauvrie de ce débat. Tout choix comporte des inconvénients et des impacts. A vouloir les réduire à zéro on se condamne à l’immobilisme. Qu’ils nous disent donc clairement que la relocalisation de l’économie est une alternative à la mondialisation si c’est ce qu’ils pensent. Ce n’est pas notre point de vue; si la stratégie de relocalisation vaut dans de nombreux domaines elle n’est pas un modèle alternatif à une société ouverte à l’échange international: relocalisation et ouverture internationale doivent se compléter et non s’opposer.

Nous avons choisi d’ouvrir un débat de fonds sur lequel nous attendons encore leur réponse. Le problème n’est pas de savoir si nous devons faire allégeance à nos prédécesseurs ou marquer notre différence par une opposition et une rupture. Cette vision parait bien infantile. Nous défendons ce qui nous semble juste comme l’ont fait avant nous les responsables socialistes qui ont construit la Bretagne et les Pays de la Loire d’aujourd’hui. Nous sommes fidèles à une exigence, celle de la transparence vis à vis de l’opinion et de la responsabilité vis à vis des générations futures.