Contribution d’Emmanuel

La lutte contre l’échec scolaire doit passer par la création d’internats de réussite éducative. Les lycées sont dans les compétences de la région, celle-ci doit s’investir dans la création d’internats qui permettent à des élèves de sortir de leur environnement qui les dessert dans leurs études. Mais ces internats ne doivent absolument pas être des internats d’excellence réservés aux seuls meilleurs élèves fussent-ils de condition défavorisée. Ces internats doivent cibler garçons comme filles qui veulent s’extraire de conditions familiales ou d’environnement extérieur difficiles. Le coût de ces internats ne doit absolument pas freiner les familles concernées car il ne faut pas oublier que l’investissement mis dans de telles structures, ce sont des coûts à terme évités dans l’accompagnement du chômage voire de la petite délinquance. Au niveau du lycée, 3 des facteurs qui font chuter les élèves dans l’échec scolaire sont le cannabis, la musique à basse fréquence et la télé. L’internat permettrait d’éloigner des élèves de ces dérives qui deviennent pour certains des fléaux. L’admission dans ces internats se ferait bien sûr sur la base du volontariat, mais aussi et surtout sur recommandation et motivation des professeurs qui sont les mieux placés pour identifier les élèves à accompagner avant et dans leur situation d’échec scolaire. Je ne suis pas assez compétent pour estimer le coût d’une telle mesure, mais il y a bien assez de personnes compétentes sur la région pour plancher sur la mise en place d’une telle mesure. On peut imaginer un an de préparation d’un tel dispositif et l’ouverture d’un internat par an sur le mandat. 5 internats en fin de mandat avec un bilan à proposer serait un sacré pas en avant. C’est une mesure concrète, visible et compréhensible, et qui engendre certes des coûts mais pour en éviter à terme. C’est cela l’intérêt général.

Réponse de Christophe Clergeau

Emmanuel, merci à vous de cette contribution et de soutenir la nécessité pour notre région d’investir pour les jeunes. Ce choix n’est pas compris par tout le monde. Je rejoins aussi votre souhait de lycées – et d’internats – qui correspondent mieux aux modes de vie des jeunes. Il faut des constructions plus ouvertes sur le territoire qui les entourent, avec des moyens plus importants notamment pour le lien social, l’épanouissement individuel et collectif ou encore la lutte contre le décrochage scolaire. Ce « lycée du futur », ces « internats de nouvelle génération » je veux les construire durant ce prochain mandat, avec les jeunes, les enseignants, les familles.

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