Contributions de Camille et Jordan

#1 : Faciliter le transport des apprentis

Puisque les apprentis ont le double objectif d’obtenir leur diplôme et de réussir professionnellement, la problématique du transport est centrale : la Région se doit d’assurer une prise en charge du transport triangulaire domicile-école-entreprise.
Si elle accompagne déjà le transport des jeunes de moins de 25 ans avec la carte Tiva et assure aussi à tous les ligériens un trajet domicile-travail en train à 1€ maximum, elle dote aussi les Centres de Formation d’Apprentis (CFA) d’une participation à leurs frais d’hébergement, de transport et de restauration.
Elle doit simplifier ce modèle en proposant à tous les apprentis une prise en charge à hauteur de 90% de leurs frais de transport en commun (entre régions limitrophes ou sur un plan régional comme urbain).

#2 : Faciliter l’accès aux salons professionnels

Puisque la réussite des apprentis tient aussi en la constitution d’un réseau professionnel, la Région doit proposer gratuitement au sein des CFA des entrées aux salons professionnels (tels que Serbotel pour la restauration, l’hôtellerie et les métiers de bouche).

#3 Permettre l’épanouissement post-apprentissage à l’étranger

Car les voyages à l’étranger amènent à des expériences enrichissantes, les apprentis doivent eux aussi être informés des programmes et aides pouvant accompagner leur mobilité internationale. La Région doit s’engager à en donner une meilleure lisibilité et amener à construire avec les apprentis leur projet de carrière à l’étranger.

#4 : Développer les filières d’apprentissage 

Les filières permettent de mettre en lien des métiers complémentaires (par exemple ceux de tanneur, sellier, bottier, maroquinier et vendeur pour la filière du cuir). Les favoriser dans le choix des formations en CFA et s’engager à organiser des rencontres à la fois inter-professionnelles et inter-formations permettra non seulement une émulation autour des différentes filières présentes en Pays de la Loire, mais aussi une meilleure connaissance pour les apprentis des métiers qui entourent leur passion.

#5 : Créer un réseau entre entreprises, chambres consulaires et Région

Les futurs apprentis peuvent avoir des difficultés à trouver l’entreprise qui les recrutera pour les former à leur futur métier. En créant un réseau avec les entreprises et chambres consulaires (CCI, Chambre des Métiers), la Région facilitera la mise en relation entre futurs apprentis (et leur famille) et entreprises en besoin de recrutement. Elle adaptera ainsi l’apprentissage aux nouvelles méthodes de recrutement, plus tournées vers des réseaux que basées sur des plateformes traditionnelles.
Aussi, la Région doit s’engager à dédier une vice-présidence à la seule question de l’apprentissage.

#6 : Former les maîtres d’apprentissage

La pédagogie n’est pas inée, et certains professionnels peuvent parfois être en difficulté pour transmettre leurs savoirs et savoir-faire. En soutenant et promouvant ce type de formations au sein des Chambres Consulaires, la Région les accompagnera grâce à des méthodes pédagogiques à visée professionnalisante. Elles devront être prises en charge par la Région, avec des horaires accessibles pour les professionnels, sans pour autant en être obligatoires.

Réponse de Christophe Clergeau

Camille, Jordan, merci de ces judicieuses  propositions : vous savez de quoi vous parlez et cela se voit ! L’apprentissage est un tout. Il touche autant à la mobilité des apprentis qu’à la qualité des enseignements. Ce n’est pas non plus un milieu clos, refermé sur lui-même. Plus de facilité, plus d’ouverture au monde et de rencontres avec les entreprises, c’est tout le sens de mon engagement pour l’apprentissage.

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